Igniting connections across the globe.

Props: I Dream Of The Perfect Workshop

By Aurelie Gandilhon
Editor’s Note: Translated from French. French version below.

 

If I were to build the workshop of my dreams, this is what it would look like:

At first glance, it is actually not very sexy because it is intended above all to be functional and practical. You enter through a door that is neither rectangular, round nor triangular because it is simply expandable and as flexible as chewing gum. It opens and closes automatically to the sound of your steps, your voice and your needs and closes silently and kindly behind you.

The walls are totally white, clean and luminous. They change colors according to my moods, my desires and sunshine. Large windows give generously onto the exterior and filter  the brightness according to my wishes. They open on summer days to let me enjoy the sound of cicadas and singing birds.

A large central table presides in the middle of this spacious and impeccably arranged space.

Not a single tool, paper, speck of dust on the bench – everything is always ready to receive a prop to repair. It is a cube on wheels that evokes a multitude of landscapes with copper-like handles. The tabletop bears not a single scratch because it is designed to withstand any kind of shock.

It cleans itself at your will.

Hovering above is a vacuum like an elephant’s trunk poised to pick up any trace of dust or sawdust.

If you don’t always need the workbench, no worries, the whole workstation sinks entirely into the ground to leave a space that is totally available.

The lighting warmly spreads over the space without attacking my eyes. Variable light responds to the voice, what could be easier?

I can walk, stroll and glide around comfortably without bumping into anything, or be troubled by obstacles.

Wide aisles providing access to the endless drawers which are methodically embedded in the wall. Each contains a clearly named article on a small handwritten label.

From the floor to the ceiling, the small doors with copper handles punctuate the vertical surface, like a 19th century Pharmacy. The drawers are obviously expandable in their shape and their depth depending on the multitude of parts and tools that I store.

On the facing wall, the collection of tools is arranged with the same rigor. The small 12mm wrench is just above that of 11 and of course just below the 13mm – just next to the nail pliers and Phillips screwdriver.

Each tool sees its silhouette drawn to indicate its position. If one of these is missing, the table will flash. The hammer is missing, no worries, “the central” detects and tells me its position to not have to look for it. No tools are lost.

On the third wall, improbable objects and trinkets collected during my years of roaming levitate in the air as if by magic. They are arranged in columns and magically draw a square. Like a Rubik’s Cube, they can change places every week to encourage inspiration.

Old advertising posters and “neon signs” recovered from the regional flea markets distend and recede from walls at their discretion to animate the space.

You might say, but where are the machines? Where are the saws, drills and endless rolls of cable? Well embedded in the ground of course! They come out of the ground just as do the set pieces which appear in an Opera. At the call of their name, they extricate themselves from the ground using a micro elevator on a hydraulic cylinder. Others hang overhead at the end of their rope. They appear in a mere snap of the fingers.

No more cables, outlets, reels or extension cords – everything is connected by Wi-Fi or battery.

In the next room, a ventilated cabin is always ready to welcome my painting projects. Pistols, brushes and protective mask are impeccably arranged. Latex gloves always at your fingertips –  plastic cups strategically placed on the brushed metal mixer. 

Then, in another quiet room is my office. One sees there a desk, a comfortable chair to spend my days refining my last 3D drawing. My computer – with its 17-inch screen, a small lamp and a pen and notebook are the only objects that decorate my desk. A library is just to my right.

The entire workshop has an integrated sound system, what better way to enjoy the melodies that I love.

From time to time, there is a philharmonic orchestra playing at my window.

Fantasy, but not entirely …

*******

Si j’avais à bâtir mon atelier rêvé, voici à quoi il ressemblerait:

Il n’est, à premier abord, pas très sexy car il se veut avant tout fonctionnel et pratique. On y entre par une porte qui est ni rectangulaire, ni ronde, ni triangulaire car est tout simplement extensible et modulable comme un chewing-gum. Elle s’ouvre et se ferme automatiquement au son de vos pas, de votre voix, de vos nécessités.

Elle se referme derrière vous en silence avec bienveillance.

Les murs sont totalement blancs, propres et lumineux. Ils changent de couleurs en fonction de mes humeurs , des mes envies et de l’ensoleillement. De grandes vitres donnent sur l’extérieur et tamisent la luminosité selon mes souhaits. Elles s’ouvrent les jours d’été pour me laisser apprécier le son des cigales et le chant des oiseaux.

Une grande table centrale trône au milieu de cette grande pièce impeccablement rangée. Pas un outil, un papier, une poussière ne traîne sur l’établi, tout est toujours prêt à recevoir un accessoire à réparer.

C’est un cube sur roulettes qui laisse deviner une multitude de terroirs aux poignées cuivrées. Le plateau supérieur n’a pas une rayure car il est conçu pour résister à toute sorte de choc. Il se nettoie automatiquement dés que vous le souhaitez. Au dessus un bras aspirateur est toujours halerte pour ramasser les débris de bois ou autres brins de poussière.

Plus besoin de l’établi ? Pas de soucis, le tout s’enfonce dans le sol pour laisser une pièce totalement disponible.

L’éclairage arrose chaleureusement l’espace sans agresser mes yeux. Lumière variable à la voix, quoi de plus facile.

Je peux marcher, déambuler en toute aisance sans me cogner ni être génée par des obstacles éventuels. De larges allées desservant les tiroirs méthodiquement encastrés dans le mur. Chacun d’entre eux renferme un article clairement nommé sur une petite étiquette manuscrite.

Du sol au plafond, les petites portes à poignée cuivre rythment la surface verticale, telle une pharmacie du 19éme. Les tiroirs sont évidement extensibles dans leur forme et leur profondeur en fonction des pièces que j’y entrepose.

Sur le mur opposé, la collection d’outils est disposée avec la même rigueur. La clef de 12 au dessus de la clef de 11 et en dessous de la clef de 13, à côté de la pince à clou et du tournevis Philipps.

Chaque outils voit sa silhouette dessinée pour indiquer sa position. Si un de celui ci vient à manquer, le tableau clignote. Le marteau manque à l’appel, pas d’inquiétude, « la centrale » détecte et  m’indique sa position pour ne pas avoir à le chercher. Aucun outils n’est donc perdu.

Sur le troisième mur, les objets improbables et les bibelots collectés lors de mes années de vadrouille lévitent dans l’air comme par magie. Ils sont disposés en colonne, et dessinent un carré parfait. Tels un rubicub, ils peuvent changer de place chaque semaine pour favoriser l’inspiration.

De vieilles affiches publicitaires et les « enseignes néon » récupérées dans les brocantes de la région sortent des murs à leur gré pour animer l’espace.

Vous me direz, mais où sont les machines ? Où sont les scies, les perceuses, les poreuses à ruban ? Et bien dans le sol bien sur !!! Elles sortent de terre comme apparaissent les décor à l’Opéra. A l’appel de leur nom, elle s’extirpent du sol  à l’aide de micro ascenseur sur vérin hydraulique. D’autres surplombent ma tête au bout de leur fil. Ils apparaissent en un claquement de doigts.

Plus de câbles, plus de prises, plus d’enrouleurs ou de rallonges électriques, tout est relié  en wifi ou sur  batterie.

Dans la pièce voisine, une cabine ventilée se tient toujours prête pour accueillir mes projets de peinture. Pistolets, pinceaux et masque de protection s’y trouvent impeccablement disposés. Gants latex toujours à portée de main, douillettes en bois et gobelets plastique stratégiquement placés sur la table de mixage en métal brossé.

Puis, dans une autre pièce au calme se trouve mon bureau. On y voit un bureau, un fauteuil confortable pour passer mes journées à peaufiner mes dernier dessin 3D. Mon ordinateur et l’écran 17 pouces, une petite lampe et un stylo, mon carnet de note sont les seuls objets qui décorent mon bureau. Une bibliothèque se trouve juste à ma droite.

La totalité de l’atelier dispose d’un système de sonorisation connecté, quoi de mieux pour profiter des mélodies que j’affectionne.

De temps à autre, il y a un orchestre philharmonique qui joue à ma fenêtre.

Fantaisie, mais non enfin …

 

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